Mon compte

Association des Rencontres Médicales Pluridisciplinaires

Nos programmes DPC

Profil psychologique du patient, profil psychologique du médecin : quel intérêt à les identifier pour optimiser et adapter la communication entre médecin et patient ?

S'inscrire à ce parcours de DPC

Du 7 au 8 décembre 2018
Paris

Experts :
Alain Fontaine (Praticien en psychothérapie - St Herblain)
Dr Jean-Joseph Ferron (Médecin Généraliste - Carquefou)

 

 

Justification et intention générale de la démarche DPC

 

La formation à la communication est depuis longtemps une exigence pour le médecin. Un article de Pédagogie Médicale (1) paru en 2004 sur l’apprentissage de la communication par les médecins qualifiait cette mission académique comme « prioritaire ».   La communication médecin-patient a un rôle central au cours de la démarche clinique pour assurer le succès des stratégies de diagnostic et de traitement. Incontestablement, en matière de santé, une communication efficace est aussi une intervention médicale.

Bien sûr, il y a les mots pour communiquer mais c’est souvent plus la manière de dire les choses que le contenu lui-même qui est à l’origine des conflits, des incompréhensions, des mésententes ou des blocages. Et il n’y a pas que les mots comme le suggère l’intitulé de cette formation, en effet 93% de ce que nous retenons d’un message vient de signaux non verbaux contre 7% seulement qui provient des mots. Et si nous savons ce qu’il faut dire, nous ne savons pas toujours comment le dire. Or la manière de dire peut différer en fonction de chaque patient, de son profil psychologique. En effet chacun a ses codes, son langage, ses références propres  et  chaque patient a des besoins psychologiques différents. Ne pas prendre soin de ces besoins se traduira par un comportement de stress individuel à des degrés de gravité divers conduisant à une mauvaise communication.

La compréhension des différentes personnalités donne donc des clés pour développer des stratégies de communication adaptées et construire des relations efficaces. Tout le champ de la médecine est traversé par cette exigence d’une qualité de communication qui fait partie de la compétence relationnelle demandée à tout médecin, en particulier dans le domaine de l’éducation thérapeutique du patient (2), de la décision médicale partagée (3), dans les situations où il faut savoir dire non devant une exigence particulière et non justifiée du patient ou dans le contexte de la maladie grave. Les exemples sont nombreux et ne pourront pas être tous traités dans cette formation mais l’acquisition d’outils de repérage doit permettre de transférer ces acquis dans les différentes situations rencontrées en médecine générale.

Cette formation, en référence à  l’arrêté du 8 décembre 2015 fixant la liste des orientations nationales du développement professionnel continu des professionnels de santé pour les années 2016 à 2018 (4), s’inscrit dans les orientations n°32 (éducation pour la santé), n° 6 (santé mentale notamment troubles anxieux et dépressifs avec développement des alternatives d’aide et de soins non pharmacologiques) et n°16 (annonce d’une maladie grave).

Cette formation présentielle de 2 jours est prévue pour 12 à 16 médecins. Elle est basée sur le Process communication de Taibi Khaler adapté au contexte et à la pratiquet sera dispensée avec des méthodes interactives par un psychothérapeute formé à cette approche.

 

Elle est précédée d’un recueil des attentes dans ce domaine et la formulation de questions  à partir de situations cliniques rencontrées dans la pratique sur lesquelles se posent des problèmes de communication.

 

A l’issue de la formation, le professionnel devra être capable de :

  1. comprendre les facteurs qui favorisent l’alliance et l’observance thérapeutique
  2. identifier les freins à cette alliance et les facteurs qui nuisent à l’observance
  3. optimiser une éduction thérapeutique
  4. repérer les réactions de la personne dans ses différents états (quand elle va bien, moins bien et mal)
  5. réagir de façon adaptée à ces différents états
  6. éviter certains comportements nuisibles à la relation médecin-patient
  7. adapter sa communication aux situations difficiles (annonce de maladie grave, refus de traitement…)
  8. dire non à une demande injustifiée du patient

 

 Structure du programme en 3 étapes (2 jours) :

PHASE 1 :

Le responsable de l’ARMP vérifie l’inscription administrative des participants voulant démarrer ce parcours DPC. On fait, auprès de chaque médecin inscrit à la formation un recueil des attentes dans le domaine de la communication médicale en général et sur certaines situations spécifiques. On lui demandera  si possible de partir d’une situation clinique singulière rencontrée dans sa pratique où s’est posé un problème de communication.  On lui adressera un choix d’items pour le guider dans son questionnement.

 

PHASE 2 :

Le médecin participe à la formation présentielle de 2 jours organisée par l’ARMP (description détaillée dans le dossier joint sur le déroulé pédagogique et le contenu).

4 temps différents dans une progression visant à explorer différentes situations de médecine générale sont déclinés à partir des verbes : comprendre, décrire et appliquer :

  1. Première phase : de quoi on parle ? (découvrir et comprendre) : les bases indispensables d’une bonne communication dans une consultation de médecine générale. Comment structurer un entretien et avec quelles techniques ? Quelles sont les différents types de personnalité et comment faire un diagnostic de personnalité ?
  2. Deuxième phase : l’éducation thérapeutique et la décision médicale partagée (comprendre et appliquer en référence à la 1ère séquence) : le soutien à l’observance (situation choisie dans une pathologie chronique cardio-vasculaire ou métabolique) et la prise de décision partagée : situation où la prise d’un traitement se discute (par exemple le traitement de la ménopause)
  3. Troisième phase : la gestion des émotions et l’empathie (comprendre et appliquer en référence à la 1ère séquence) : à partir de situations concrètes (ex. retrait de permis de conduire pour raison médicale pour la gestion des émotions et céphalées dans un contexte de surcharge de travail et/ou de stress familial pour l’empathie)
  4. Quatrième phase (comprendre et appliquer en référence à la 1ère séquence) : dire non à un patient (demande d’arrêt de travail par le patient qui paraît injustifiée pour le médecin) et l’annonce d’une mauvaise nouvelle (informer une patiente du résultat de sa biopsie du sein qui s’avère être un cancer)

La phase 1 de début de formation s’attachera à faire une synthèse des attentes recueillies avant la formation et de donner tous les éléments de connaissance permettant de s’inscrire dans une démarche visant à optimiser la communication. Les apports de la phase 1 seront appliqués dans les phases 2 à 4 et seront complétés en fonction des contextes déclinés ci-dessus.

 

PHASE 3 :

Evaluation de la satisfaction des participants et vérification de la conformité de la formation aux attentes des participants exprimées avant la formation. Formulation de messages flash et des grands messages susceptibles de changer la pratique du médecin. Commentaires des intervenants.

 

 

Cliquez-ici pour savoir comment rentrer dans un DPC de l'ARMP ?

Pour toute question, l'ARMP est à votre disposition à partir de l'adresse dpc@armp-asso.fr

 

Références bibliographiques utilisées pour la conception de la formation  

  1. Millette B., Lussier M.T, Goudreau J. – L’apprentissage de la communication par les médecins – Pédagogie Médicale 2004 ; 5 : 110- 126
  2. Education thérapeutique du patient – HAS juin 2007
  3. Patient et professionnels de santé : décider ensemble –HAS octobre 2013
  4. Arrêté du 8 décembre 2015 fixant la liste des orientations nationales du développement professionnel continu des professionnels de santé pour les années 2016 à 2018 - JORF n°0292 du 17 décembre 2015 page 23250 texte n° 41
  5. Junod N., Sommer J. – Approches en communication pour le bon déroulement d’une consultation. https://www.hug-ge.ch/sites/...de.../approches_bon_deroulement_consultation.pdf
  6. Vannotti M. L’empathie dans la relation médecin-patient- CAIRN. INFO 2002/2 n°29 213-237
  7. Garnier E. La communication non verbale - Le Médecin du Québec, volume 52, numéro 9, septembre 2017
  8. Becquereau C., Nélaton S. – La Process Com – Groupe Eyrolles – 2015
  9. Perdrix C., Gocko X., Plotton C. – La relation médecin-patient- Revue Exercer 2017 ; 132 :187- CNGE
  10. Comment leur dire… Modes de communication –FIDCOM Copyright

 

S'inscrire à ce parcours de DPC